Foire Aux Questions |
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Question n°1 La Tunisie est située dans une zone semi aride, est ce que les ressources en eau sont suffisantes pour assurer un développement durable? Réponse n°1 La Tunisie dispose effectivement des ressources limitées en eau. Le potentiel hydrique est sensiblement égal à 5 milliards de m 3 par an. Les ressources mobilisables par tête d’habitant et par an est de 465 m 3 considéré largement inférieur au seuil de pauvreté fixé par l’ONU qui est de 1000 m 3. Toutefois la Tunisie a réussi sa politique de mobilisation des ressources grâce à une stratégie de gestion intégrée bien élaborée et convenablement exécutée. Cette stratégie a permis de mobiliser plus que 90% des ressources mobilisables en 2006. Elle est basée aussi sur la gestion de la demande en eau en instaurant une culture d’économie d’eau et par le développement des ressources non conventionnelles notamment dans le Sud Tunisien. Question n°2 Quelle est la contribution des ressources non conventionnelles dans la mobilisation des ressources en eau ? Réponse n°2 La majorité des ressources en eau de bonne qualité (salinité inférieure à 1.5 g/l) est déjà exploitée. Etant donné que le potentiel des ressources saumâtres dans le sud tunisien est important, il est nécessaire de passer à l’amélioration de la qualité d’eau de ces ressources en utilisant les techniques de dessalement. Question n°3 Quelle est la capacité de production de dessalement en Tunisie ? Réponse n°3 La capacité de production d’eau dessalée en Tunisie s’élève à environ 110 000 m 3/j produite par environ 70 unités. 57% de cette capacité est destinée à l’eau potable. Elle est assurée par quatre station de dessalement gérées par la SONEDE : Kerkennah (3300 m 3/j, Gabès : 30000 m 3/j, Djerba : 15000 m 3/j et Zarzis : 15000 m 3/j). Ces stations utilisent la technique d’osmose inverse. Question n°4 Pourquoi la technique d’osmose inverse a été adoptée ? Réponse n°4 La technique d’osmose inverse, qui consiste en la séparation des sels de l’eau par une membrane semi perméable sous un gradient de pression, a été choisie après une étude technico économique qui a montré que l’osmose inverse est le mieux adapté compte tenu de son degré d’automatisme élevé et la simplicité de sa mise en œuvre. Cette technique a connu un développement important ces dernières années. Question n°5 Quel est l’avenir du dessalement d’eau de mer en Tunisie ? Réponse n°5 Dans l’objectif d’éviter la surexploitation des nappes en conformité avec les exigences du développement durable, le dessalement d’eau de mer est appelé à jouer un rôle important dans l’avenir. La Tunisie a déjà lancé son premier appel d’offres pour la construction de la première station d’eau de mer de capacité finale 50000 m 3/j dans l’île touristique de Djerba. Cette station sera mise en œuvre avant été 2010 dans le cadre d’une concession. Il est prévu aussi la réalisation avant 2012 d’une station de dessalement d’eau de mer de même capacité à Mareth pour renforcer les ressources en eau des réseaux de production d’eau potable dans la région Sud Est de la Tunisie. |